La Ronde des Polars déménage…

… mais l’aventure continue ICI ! Sur le blog Le Cercle des Mordu.e.s !

Depuis maintenant 5 ans, nous partageons ici nos lectures polars, nos coups de cœur, nos découvertes mais aussi les lectures qui nous ont laissés sur notre faim.

Pendant tout ce temps, nous menions une seconde vie bloguesque sur le Cercle des Mordu.e.s, alimenté par la même équipe de mordu.e.s de lecture. Nous y partagions toutes nos critiques, sauf celles publiées sur La Ronde des polars.

Puis, nous nous sommes dit, pourquoi continuer à séparer les polars du reste de la littérature ?

Alors voilà, nous avons fait nos cartons, exporter tous nos articles et nous avons scellé l’union de nos deux blogs !

Allez, venez, on a encore tant de lectures à partager !

BEATON, M.C. Coiffeur pour dames, éd. Albin Michel.

Roman policier (2017)

Résumé du livre :

Suite à une coloration violette ratée, Agatha Raisin se rend chez Mr John, le nouveau coiffeur d’Evesham. Alors qu’il emploie ses talents de coiffeur et de séducteur sur Agatha, Mr John est mortellement empoisonné. Agatha doit mener l’enquête alors qu’elle est elle-même impliquée dans l’affaire.

Ma critique : BOF !

Nous sourions de temps en temps mais je me suis un peu ennuyée, comme Agatha. C’est un été torride, Agatha commence à avoir des cheveux blancs, elle s’ennuie, son amoureux est parti, elle passe son temps dans les salons de coiffure et veut aussi trouver un homme.

Je (dé)conseille Dominique

TUDOR, C.J., L’homme craie, éd. Pygmalion.

Roman policier/sentimental (2018)

Résumé du livre :

« Le problème, c’est que nous n’avons jamais réussi à nous mettre d’accord sur le début. Est-ce quand Gros Gav a reçu le seau de craies pour son anniversaire ? Est-ce quand nous nous sommes mis à nous en servir pour dessiner des bonshommes ? Ou quand ils ont commencé à apparaître d’eux-mêmes ? Est-ce le terrible accident? Ou quand on a retrouvé le premier cadavre ? »

1986. Eddie et ses amis sont encore des enfants. Ils passent leurs journées à parcourir en vélo leur petit village anglais, en quête de distractions. Ils ont élaboré un langage secret: de petits bonshommes allumettes tracés à la craie qu’eux seuls peuvent comprendre. Mais, un jour, l’un de ces mystérieux dessins les conduit jusqu’à un corps démembré qui change leur existence pour toujours.

2016. Eddie croit avoir définitivement tourné la page lorsqu’il reçoit une lettre contenant un nouveau bonhomme craie. Ses amis d’enfance ont reçu la même missive, mais ce qui ressemble à un canular prend une tournure dramatique lorsque l’un d’eux est tué.

Pour sauver sa peau, Eddie comprend qu’il devra faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé trente ans plus tôt.

Ma critique : Bof !

Lecture un peu brouillone, on passe de 1986 à 2016 sans arrêt, c’est perturbant. Je n’ai pas réussi à être captivée par ce roman et ses personnage. A faire lire pour avoir d’autre avis…

Je (dé)conseille Martine

KEPLER, Lars. Le chasseur de lapins, éd. Actes Sud.

Roman policier (2018)

Résumé du livre :

Lorsque le ministre des Affaires étrangères est sauvagement assassiné au beau milieu d’ébats sadiques avec une prostituée, les autorités redoutent un acte terroriste. Les premiers indices convergent en direction d’un homme incarcéré qui aurait des liens avec un réseau d’extrémistes. La police décide alors de faire appel à l’inspecteur Joona Linna qui purge une peine de quatre ans dans une prison de haute sécurité, la couverture est idéale. Il pourra approcher le prisonnier et tenter de lui sou­tirer des informations. Mais le temps presse, le meurtrier n’en est qu’à ses débuts. Des hommes influents tombent les uns après les autres dans des circonstances toujours plus sordides, et les crimes présentent la même troublante signature : juste avant de mourir, les victimes entendent un enfant chanter une comptine macabre sur dix petits lapins.

Ma critique : Très bien

Dès le début, on accroche. Un thriller bien ficelé, noir, qui nous tient en haleine jusqu’au bout. Des descriptions de tortures d’animaux assez pénibles qui font deviner un homme torturé, hanté par le passé et qui veut mener sa vengeance à terme.

Y arrivera-t-il ? Et quel sera son sort ?

La lecture terminée, on ne peut s’empêcher de ressentir de la pitié pour le tueur au vu de son enfance traumatisante. Et pourquoi pas lui trouver des circonstances atténuantes malgré ce qu’il a fait subir à ses victimes ? Un thriller passionnant.

Je conseille Bernadette

BRUNET, Marion. L’été circulaire, éd. Albin Michel.

L'été circulaire, de Marion Brunet - ENCORE DU NOIR !

Thriller (2018)

Résumé du livre :

Fuir leur petite ville du Midi, ses lotissements, son quotidien morne : Jo et Céline, deux sœurs de quinze et seize ans, errent entre fêtes foraines, centres commerciaux et descentes nocturnes dans les piscines des villas cossues de la région. Trop jeunes pour renoncer à leurs rêves et suivre le chemin des parents qui triment pour payer les traites de leur pavillon.
Mais, le temps d’un été, Céline se retrouve au cœur d’un drame qui fait voler en éclats la famille et libère la rage sourde d’un père impatient d’en découdre avec le premier venu, surtout s’il n’est pas « comme eux ».

Ma critique : Très très bien

On pénètre dans cette famille ouvrière, père maçon, mère au foyer avec 2 jeunes filles qui ne veulent pas de la vie de leurs parents. Quotidien morne, ambiance de violence et de racisme, alcool, cigarettes. la chaleur de l’été écrase la région, le père devient violent, irascible, et l’histoire tourne au drame.

Je conseille Dominique

DENFELD, Rene. Trouver l’enfant, éd. Rivages / Noir.

Roman policier (2020)

Résumé du livre :

C’est bientôt Noël. Une famille s’arrête pour couper un sapin. Alors que les parents s’affairent autour du véhicule, la petite Madison, qui adore la nature, disparaît. Nous sommes en Oregon, région montagneuse couverte de forêts, peu habitée. On l’appelle, elle ne répond pas. Aussitôt le shérif est prévenu mais les recherches sont vaines.

Cela fait trois ans déjà, mais les Culver, ses parents, gardent espoir, contactent Naomi, la femme qui  »retrouve les enfants ». Sa renommée n’est plus à faire malgré son jeune âge, trente ans, et lorsqu’on lui demande quelle est sa méthode de réussite, elle répond « Je connais le chemin de la liberté. »

Naomi avait une dizaine d’années quand, recueillie par des gitans, elle a été amenée chez le shérif. Ne se souvenant pas de son nom ni d’avant, elle est donc placée chez Mme Cottle qui habite avec Jérôme, un ado. Elle sera adoptée par la dame tout comme le garçon avant elle. A dix-sept ans, elle quitte ces deux personnes, sa seule famille, et après bien des petits boulots parvient à suivre une formation pour devenir enquêtrice spécialisée dans la recherche d’enfants. L’affaire Culver la ramène en Oregon, elle y retrouve les siens mais aussi ses cauchemars.

Elle reprend l’enquête au lieu de la disparition. Elle est aidée par le shérif et Dave, le garde forestier, Elle interroge le propriétaire du seul magasin du coin, fait des recherches cadastrales, etc… Cette fois-ci elle a arpenté la forêt enneigée, rien, il va falloir changer de secteur. Avant de partir, elle s’assoit sur une pierre pour souffler un peu et boire un café…quelque chose l’intrigue à la base des buissons, elle se lève, y découvre un filament de couleur, puis un autre et encore un… C’est une piste, enfin ! Elle reviendra demain car la nuit ne va pas tarder. Elle se souvient alors des manches de pull tout effilochées lors de sa visite chez les Culver.


De retour sur les lieux avec Dave, les fils ont disparu, elle persiste et retrouve la piste. Mais ils ne sont pas seuls, un piège leur est tendu et c’est Dave, blessé, qui lui crie de continuer. Elle parvient à une cabane en piteux état, c’est sûr, Madison est là, l’homme, un trappeur va relever ses pièges lorsqu’il aperçoit une tache rose sur la neige, là-bas dans la combe. C’est une petite fille aux extrémités gelées, il la transporte sur son épaule comme un animal. Après de longs jours de fièvre, elle reprend ses esprits. La petite a peur, ne se souvient de rien, elle a faim, pourquoi l’enferme-t-on dans cette cave humide, pourquoi ne faut-il pas parler, à chaque fois il la bat.


L’enfant s’identifie à la fille des neiges, héroïne d’un conte russe qu’elle nomme Madison. C’est ce qui va la sauver. Elle arrive à amadouer l’homme, maintenant elle l’accompagne quand il va chercher le gibier, lui apprend la trappe. Au loin, elle a vu le ruban noir de la route et pense qu’il y a un autre monde au-delà de la forêt. Elle doit ruser et marquer le chemin avec des fils sans qu’il la voie.

Ma critique : TRÈS BIEN

Nous suivons l’enquêtrice méthodique qui ne laisse passer aucun détail, le calvaire de l’enfant est poignant. Madison retrouvera-t-elle ses parents ? Qui est le trappeur ? Tous les enfants retrouvés ne sont pas saufs comme nous le démontre la seconde enquête de Naomi, Baby Danforth, et dont l’issue réparera une injustice.

Et Naomi, retrouvera-t-elle la mémoire en compagnie de Jérôme pour mettre fin à ses cauchemars?
Aux Etats-Unis, plus de 1000 disparitions sont signalées par an !

Je conseille Anna

ROSLUND & HELLSTRÖM, 3 secondes, éd. Mazarine.

Roman policier (2019)

Résumé du livre :

Pict Hoffmann, marié, père de deux enfants, est un ancien détenu. Maintenant il mène en apparence une vie régulière, mais pendant son séjour en prison, il a été recruté par la police comme agent double. Son nom de code : PAULA.

Il doit infiltrer la mafia polonaise qui sévit sur le marché de la drogue et qui veut prendre le pouvoir du trafic dans les prisons suédoises.

Pour ce faire, il va se faire arrêter volontairement avec de la drogue pour être enfermé à la prison d’Aspas, grâce à la complicité de la police et là, au lieu d’être protégé par celle-ci, il est dénoncé comme infiltré, c’est la terreur qui va commencer pour lui. Pourquoi ? Par qui a-t-il été trahi ?

Ma critique : Très bien !

J’ai eu un peu de mal à démarrer ce livre : des noms de famille et de rues tellement compliqués !

Mais au fur et à mesure de la lecture, on se prend à aimer ce personnage et on veut savoir ce qui va lui arriver.

Donc c’est un livre qu’il ne faut pas abandonner, il mérite d’aller au bout de ce récit. Bravo aux deux écrivains ! J’attends avec impatience de lire la suite : 3 secondes, 3 minutes, 3 heures.

Je conseille Martine

GALIEN, Alexandre. Le souffle de la nuit, éd. Michel Lafon.

Roman policier (2020)

Résumé du livre :

« Les silences de Valmy, au bout du fil, avaient résonné dans leurs oreilles comme le sifflement d’un corps qui tombe droit dans l’abîme. Pourtant quand le chef de la Crim’ avait prononcé les mots « meurtre », « poupée criblée de cicatrices », « vaudou » et « bois de Vincennes », une tension inhabituelle avait envahi la pièce. Jean et le commissaire ne surent dire si c’était sa respiration qui avait changé, ou s’il était habité d’une force inconnue, mais le Valmy qu’ils connaissaient avait repris le dessus. »

Des faubourgs de Barbès aux dorures des ambassades, entre prostitution et magie noire, le groupe de Philippe Valmy se reforme pour traquer un tueur sanguinaire qui met à vif les cicatrices du passé.

Ce que j’en pense : Pas mal

On entre assez vite dans ce livre, intrigués par ces meurtres successifs aux airs de rites vaudous : des corps éventrés dans lesquels on laisse, en guise de signature, un poupée vaudou, toujours la même.

Alexandre Galien ayant fait partie de la police judiciaire, il nous embarque dans le fonctionnement du « 36 » (quai des orfèvres) et ses rouages. L’écriture est simple, efficace. Mais la deuxième partie du roman m’a moins convaincue, l’intrigue s’accélère soudain et le dénouement est trop rapide à mon goût. Je suis un peu restée sur ma faim.

Il aurait peut-être été préférable de lire d’abord Les Cicatrices de la nuit (publié en 2019), qui met également en scène l’inspecteur Valmy, pour mieux comprendre la psychologie de ce personnage.

Je conseille Marie

GOETZ, Adrien. Intrigue à Giverny, éd. Grasset.

Roman policier (2014)

Résumé du livre :

Après Bayeux, Versailles et Venise (romans précédents), voici Pénélope à Giverny, la patrie de Monet. L’intrépide conservatrice-détective assiste à un diner au musée Marmottan Monet, au cours duquel elle rencontre deux spécialistes de l’œuvre de l’impressionniste.

Le lendemain, l’une, une religieuse, a disparu, alors que l’autre, une Américaine, est retrouvée égorgée. Wandrille, le compagnon de Pénélope, est à Monaco où il couvre le mariage du prince Albert et de Charlène. Et dans la principauté se prépare également la vente d’un Monet : un vrai ou un faux?

Le peintre, ami de Clémenceau, était-il vraiment l’homme tranquille qu’on connaît?

Ma critique : BOF!

Bref, une enquête peu palpitante au service de Monet.
Cependant, la lecture est instructive, on y prend quelques leçons sur l’histoire de l’art. L’auteur, très érudit, nous fait découvrir de magnifiques musées, de belles compositions.

Je vais oser une autre lecture des Pénélope : Intrigue à l’anglaise ou Intrigue à Versailles pour ne pas « rester sur ma faim ».

Certes, le titre était évocateur. Mais là, il faut vraiment apprécier Monet car il n’est question que de lui. Monet et ses amis, Monet et la politique, Monet et ses voyages aux quatre coins du monde, Monet et la vie parisienne…

Je conseille Anne-Marie

KARA, Lesley. La rumeur, éd. Les Escales.

La rumeur, Lesley Kara, Livres, LaProcure.com

Thriller psychologique (2019)

Résumé du livre :

Un simple sujet de conversation…Pour s’intégrer et devenir l’une des leurs.

Joanna ne pensait pas à mal en répétant la rumeur entendue devant les grilles de l’école : Sally Mc Gowan, accusée dans les années 1960 d’avoir poignardé un petit garçon alors qu’elle n’avait que 10 ans, serait revenue habiter dans la ville de Flinstead sous une autre identité.

Mais ces quelques mots enflamment la tranquille station balnéaire et ravivent le traumatisme laissé par ce meurtre épouvantable. Pour enrayer cette machine infernale, Joanna ne voit qu’une solution : enquêter pour découvrir la vérité. Mais le danger est déjà si proche…

Ce que j’en pense  :  Bien

C’est un bon thriller qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. Il y a du suspense, de la tension. On se met à penser comme l’héroïne : on se met à soupçonner tout le monde !!!

Ce roman nous invite à nous poser beaucoup de questions : sur la propagation des rumeurs, sur les meurtres d’enfants, les enfants tueurs, les différentes notions de justice…

Je conseille Anne-Marie